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Il y a quelques années, Stephan De Broyer présentait sa série « Source » en deux stations : Au Centre culturel du Botanique et à la A-Galerie.

(…)« Sous le même intitulé « Source », toutes deux sont le résultat d’une quinzaine d’années de voyages sur la côte atlantique du Brésil, une région qui, soit dit en passant, est celle où Claude Levi-Strauss a collecté la majeure partie du matériau ethnographique de son célèbre Tristes Tropiques. Autant dire que l’entreprise était audacieuse. Sans doute par le côté aventureux de la progression dans de telles forêts, mais bien plus encore d’un point de vue artistique, sachant qu’il n’y a rien de plus difficile, rien de plus risqué que de rendre compte d’une réalité en soi splendide. Se contenter de susciter la seule extase face à ce qu’on appelle bien improprement « le spectacle de la nature » aurait été dérisoire. C’est bien la raison qui a poussé le photographe à revenir aussi souvent sur son sujet et à trouver un angle à la hauteur des enjeux écologiques plus évidents dans cette partie du monde que partout ailleurs. Cet angle, c’est celui de l’atmosphère des lieux, c’est cette intimité de la forêt qu’il dépeint finement, nous la rendant proche, touchante et donc précieuse. En fait, plutôt que d’imposer une vision définitive de la forêt tropicale, le photographe a préféré se laisser guider par elle et recueillir les formes qui se présentaient à lui sur le terrain ». (Jean-Marc Bodson, La Libre Belgique)

Cette exposition réunit les deux stations en une, et se trouve également agrémentée d’un ensemble inédit de tirages plus personnels (Tambour), almanach en noir et blanc de personnes de son univers familial au sens large du terme, comme ce portrait de William Klein chez lui à Paris, de sa compagne, …  La cohabitation de ces ensembles qui forme une fenêtre s’ouvre sur la personnalité de Stephan De Broyer, être éminemment photosensible et habité par l’image qui résonne.

François Delvoye
Directeur artistique A. Galerie


Exposition à la A. Galerie, Bruxelles, du 18 décembre au 8 février 2025

Invité par Alexandre Pain et François Delvoye.
Les productions sont réalisées sur Diasec, cadre U.S., signées et certifiées.

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Il y a quelques années, Stephan De Broyer présentait sa série « Source » en deux stations : Au Centre culturel du Botanique et à la A-Galerie.(…)« Sous le même intitulé « Source », toutes deux sont le résultat d’une quinzaine d’années de voyages sur la côte atlantique du Brésil, une région qui, soit dit en passant, est celle où Claude Levi-Strauss a collecté la majeure partie du matériau ethnographique de son célèbre Tristes Tropiques. Autant dire que l’entreprise était audacieuse. Sans doute par le côté aventureux de la progression dans de telles forêts, mais bien plus encore d’un point de vue artistique, sachant qu’il n’y a rien de plus difficile, rien de plus risqué que de rendre compte d’une réalité en soi splendide. Se contenter de susciter la seule extase face à ce qu’on appelle bien improprement « le spectacle de la nature » aurait été dérisoire. C’est bien la raison qui a poussé le photographe à revenir aussi souvent sur son sujet et à trouver un angle à la hauteur des enjeux écologiques plus évidents dans cette partie du monde que partout ailleurs. Cet angle, c’est celui de l’atmosphère des lieux, c’est cette intimité de la forêt qu’il dépeint finement, nous la rendant proche, touchante et donc précieuse. En fait, plutôt que d’imposer une vision définitive de la forêt tropicale, le photographe a préféré se laisser guider par elle et recueillir les formes qui se présentaient à lui sur le terrain ». (Jean-Marc Bodson, La Libre Belgique)Cette exposition réunit les deux stations en une, et se trouve également agrémentée d’un ensemble inédit de tirages plus personnels (Tambour), almanach en noir et blanc de personnes de son univers familial au sens large du terme, comme ce portrait de William Klein chez lui à Paris, de sa compagne, …  La cohabitation de ces ensembles qui forme une fenêtre s’ouvre sur la personnalité de Stephan De Broyer, être éminemment photosensible et habité par l’image qui résonne.François DelvoyeDirecteur artistique A. GalerieExposition à la A. Galerie, Bruxelles, du 18 décembre au 8 février 2025Invité par Alexandre Pain et François Delvoye.Les productions sont réalisées sur Diasec, cadre U.S., signées et certifiées.

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View est un magazine qui a vu le jour en 2005, et qui a été tiré à plus de 100.000 exemplaires pour l'ensemble de ses 18 numéros. Photojournalisme, art et essais. Le magazine prit fin en 2011 lorsqu'il était en plein essor. La catastrophe de Fukushima a malheureusement (aussi) impacté l'aspect publicitaire de l'édition indépendante, la décision de l'arrêté fut brutale et irréversible. Une aventure inoubliable avec mes amis Sebastien Van de Walle & le bureau Triptyque, Stéphanie Fonseca, Georges Vercheval, Emmanuel d'Autreppe, Jérôme Laffont... Petite histoire d'un magazine photo :C’est en 2003 que l’idée d’un magazine dédié à l’image commence à germer. Je rencontre des photographes, des critiques, des maisons d'édition, tout va vite et tout me semble d’une lenteur incroyable. La question de l’édition indépendante et sa diffusion devient omniprésente... Nous sommes en septembre 2005 et le premier numéro part enfin chez l’imprimeur. La petite entreprise commence, les paris sont ouverts … On en parle ! L’encre coule, les images circulent, le laboratoire visuel dont je rêvais existe pour de vrai. Un lectorat se forme et demande les prochains numéros. L’édition est trilingue et trimestrielle. On imprime. On passe des nuits de bouclage sur les maquettes, parfois dans un train, à une terrasse de café, dans le fond d’une cabine de bateau, dans les bois ! Les derniers textes arrivent in extremis, les traductions adaptées, nos layout sont des mutants, je passe une nuit parfois deux chez l’imprimeur pour valider les planches. Les photographes sont exigeants, ils ne veulent pas de noirs bouchés, d’un blanc impur ni d’image recadrée, ils veulent voir leurs images comme si elles sortaient du labo ! On invente, on recherche des équilibres. On repense les cahiers en fonction de leur chromie, la grille éditoriale évolue, il faut éviter les faux mariages, la recherche continue, celle des photographes aussi. On rencontre, on sélectionne, le travail sur les maquettes est parfois périlleux, on choisit de jeter ce qui ne convient pas. Distribué en Belgique, en France, au Pays-Bas, en Suisse, en Angleterre, en Allemagne, en Espagne, en Italie … View s’infiltre là où il peut! Provoquer des rencontres, découvrir des filiations, essayer des sujets, les motivations de View étaient variées … et dispersées. Le magazine s’ouvre au  cinéma et nous consacrons de gros dossiers à quelques réalisateurs emblématiques tels que Abbas Kiarostami, William Klein, Les frères Dardenne, Raymond Depardon, … Durant presque six années accomplies la petite teame éditoriale aura publié de l’intime et du documentaire, souvent les deux. 2011 sonne la fin de la partie, le monde est secoué, nous aussi, suite à la catastrophe de Fukushima, un effet papillon arrive sans prévenir. View perd toutes ses publicités japonaises. Je décide de mettre l’édition en pause en espérant pouvoir la relancer un jour … I Love View était son slogan.

SOURCE II

SOURCE II

Extrait “La Libre Belgique”, nov. 2019.Par Jean-Marc Bodson.Stephan De Broyer dont on peut voir le travail sur la forêt brésilienne à la A.Galerie en ce moment, est bien connu dans le milieu photographique pour avoir créé et dirigé pendant plusieurs années l’excellent View Magazine. François Delvoye, le directeur de la galerie, confie avec quelque peu de malice être très heureux « de le voir enfin sortir du bois » avec cette exposition, mais aussi avec celle que présente dès aujourd’hui la Galerie du Botanique.PrécieuseSous le même intitulé « Source », toutes deux sont le résultat d’une quinzaine d’années de voyages sur la côte atlantique du Brésil, une région qui, soit dit en passant, est celle où Claude Levi Strauss a collecté la majeure partie du matériaux ethnographique de son célèbre Tristes Tropiques. Autant dire que l’entreprise était audacieuse. Sans doute par le côté aventureux de la progression dans de telles forêts, mais bien plus encore d’un point de vue artistique, sachant qu’il n’y a rien de plus difficile, rien de plus risqué que de rendre compte d’une réalité en soi splendide. Se contenter de susciter la seule extase face à ce qu’on appelle bien improprement « le spectacle de la nature » aurait été dérisoire. C’est bien la raison qui a poussé le photographe à revenir aussi souvent sur son sujet et à trouver un angle à la hauteur des enjeux écologiques plus évidents dans cette partie du monde que partout ailleurs. Cet angle, c’est celui de l’atmosphère des lieux, c’est cette intimité de la forêt qu’il dépeint finement, nous la rendant proche, touchante et donc précieuse. En fait, plutôt que d’imposer une vision définitive de la forêt équatoriale, le photographe a préféré se laisser guider par elle et recueillir les formes qui se présentaient à lui sur le terrain.///...